Félix Nuvolone, le Maître de Musique du Châtelet (1948-1965)

Publié le par Jef

Félix Nuvolone, le Maître de Musique du Châtelet (1948-1965)

1949, le théâtre du Châtelet rutile de lumières. A l’affiche : L’Auberge du Cheval Blanc. En vedettes, Colette Riedinger, Luc Barney, Fernand Sardou…Les décors sont fidèles au style de ce théâtre qui fait rêver. Ils sont colorés, pimpants, interchangeables avec cette passerelle qui surgit du sol du centre du parterre…entre cour et jardin et sur laquelle, venant du fond, toute la troupe défile. C’est féerique. Cela fait rêver petits et grands.

Moi, j’ai 9 ans, et avec mes parents toujours au premier rang à l’orchestre « coté violons », je n’ai d’yeux que pour le chef d’orchestre !

Félix Nuvolone ! Un homme qui dans le lyrique « fait autorité ». Il est modeste même si conscient de sa valeur il sait bravement lutter contre les traditions empoussiérées du théâtre de son temps.

Il est brun, élégant et racé. Grand séducteur devant l’Eternel, peu de femmes lui résistent ! Mais, cela je ne le sais pas encore. J’ai 9 ans et j’ai décidé de l’épouser ! Mes parents ont souri ! Ce beau projet se concrétisera en 1960. Deux enfants viendront au monde et 40 ans s’écouleront ainsi avant qu’il ne ferme les yeux.

Felix Nuvolone au piano

Felix Nuvolone au piano

Né à la Seyne-sur-Mer en 1907, il a déjà une belle carrière derrière lui lorsqu’il entre au Châtelet.. Ce sera sa maison pour 20 ans de créations spectaculaires.

Il est pianiste et a même formé, étant adolescent, un petit orchestre de jazz. Au cours d’une tournée lyrique à Tunis, le chef d’orchestre en titre décède. Il monte au pupitre pour la première fois afin de le remplacer. Puis viennent Le Havre, Mulhouse, Lille (au fameux Sébasto) dans bien d’autres villes de saison avant d’être engagé en tant que directeur de la musique à loa célèbre Jetée Promenade de Nice. Son bureau donne sur la mer. Il est heureux. Il a épousé la première chanteuse dont il se séparera quelques années plus tard.

Vient la guerre…la drôle de guerre. Une charmante compagne suit sa carrière avec intérêt !… Il est chef de musique de son régiment en même temps que brancardier. Il est fait prisonnier à Dunkerque puis s’évade. Il trouve refuge à Lille et sa troisième épouse assiste à ses succès ! Ne dit on pas « une fille dans tous les ports ! !»

Tous deux arrivent à Paris. La Gaité-Lyrique lui ouvre ses portes avant d’entamer les grands concerts de la Loterie Nationale. On y applaudit les plus grands : André Baugé, Fanely Revoil, Serge Lifar, Lycette Darsonval. Yvette Chauviré débute…Les têtes d’affiches se font applaudir sous la baguette du chef.

La radio de même ne reste pas indifférente à sa maestria. Il dirige avec autorité et finesse. On le dit plus qu’excellent dans le style viennois. Il obtient aussi de belles critiques dans des concerts de bel canto : La Traviata, la Tosca sous sa baguette ont les accents latins qui conviennent. Il est issu d’une vieille famille italienne. Le sang parle.

Félix Nuvolone, le Maître de Musique du Châtelet (1948-1965)

Le dimanche matin, bien souvent, il assure la direction des concerts éducatifs au Châtelet même, avec la Société des Concerts Colonne. Pierre Hiégel, Bernard Gavoty commentent ces belles heures dédiées aux jeunes qui se pressent toujours plus nombreux dans la salle. Tel est Félix Nuvolone. Un homme d’une rare humanité et d’une sensibilité à fleur de peau.

Le voilà donc au Châtelet. Un grand monsieur le dirige : Maurice Lehmann. Le théâtre grandiose. Le plateau n’en finit plus. La machinerie plus inventive que monumentale permet au public d’applaudir des scènes surréalistes. Les carrosses tombent des ponts suspendus, les chevaux caracolent, les danseurs s’envolent dans les cintres. Certains artistes peuvent se considérer de « la maison ». Ils sont repris de pièce en pièce tels Sam Max, Ballin, Bernard Berty, Dietschy, Pierjac, bien d’autres encore. Une compagnie de ballet accréditée y travaille avec l’orchestre officiel composé de musiciens haut de gamme, des chœurs et une figuration fastueuse. Ne vit on pas un jour Lily Laskine remplacer au pied levé et sans en faire état, une amie harpiste ! Une troupe d’enfant charme le jeune public. Les lois syndicales au fil des temps rendront leur organisation difficile. C’est un grand vaisseau en partance pour le merveilleux.

A l’étage « noble » Maurice Lehmann, entouré de son aréopage de bureaucrates travaille avec une précisions d’orfèvres. Tous côtoient en ce même étage les loges des vedettes de la progrommation avec cette sombre descente en forme d’allée qui mène au plateau. Loge de Luis Mariano avec son chevalet pour peindre pendant les temps morts. Loge de Tino Rossi ressemblant à un saint des saints. Loge de Georges Guétary méticuleusement tenue. Loge d’André Dassary feutrée et accueillante. Lucien Lupi, Rudy Hirigoyen donnent la réplique à des chanteuses et à des fantaisistes de grands talents. On y entend Lilo, Lily Fayol, Fernand Sardou, Jean Richard, Nicole Broissin, Eliane Varon, Janine Ervil. Les lieux bruissent années après années de vocalises et de conversations tandis que Félix Nuvolone relié par un interphone dans son bureau passe de loges en loges pour prendre le la de tous ces pensionnés.

Aux étages supérieurs mêmes bruits et même cadence. Passage d’artistes en costumes, de danseuses en tutu quand c’est le moment de l’inévitable ballet blanc. Parfois, venu des sous sols du théâtre on entend les hennissements des chevaux de service (certains dorment à la garde républicaine) ou le barrissement de l’éléphant qui, pendant les représentations d’Annie du Far West s’oublie quelques fois sur le plateau au grand effroi des musiciens de la fosse !

Felix Nuvolone dans la fosse d'orchestre du Châtelet pendant une répétition d'Eugène le Mystérieux, derrière lui, le compositeur Jean-Michel Damase

Felix Nuvolone dans la fosse d'orchestre du Châtelet pendant une répétition d'Eugène le Mystérieux, derrière lui, le compositeur Jean-Michel Damase

Avant les créations, lors des « dress parades » au cours desquelles tous les accessoires et costumes (créés dans les ateliers maison) sont passés en revue avant l’italienne ou la générale, Félix Nuvolone et les autres chefs de services procèdent aux ultimes réglages. Les récriminations abondent. « Ne me demandez pas de me lancer dans une danse acrobatique » lance Tino Rossi outré qu’on lui demande d’esquisser un tango. « Je veux recommencer ma scène » clame un Georges Guétary toujours perfectionniste alors que le génial Luis Mariano amuse la galerie par ses plaisanteries réitérées !

Après l’heure syndicale de minuit, le théâtre se vide de ses artistes pour ne laisser la place qu’aux techniciens sur qui se reposent la réussite totale lorsque le rideau se lève. Dans le bureau directorial, Albert Willemetz, Francis Lopez, Raymond Vinci, le couturier Raymond Fost, le chorégraphe Louis Orlandi, le chef d’orchestre travaillent en équipe et cela parfois jusqu’au petit matin.

Toutes les opérettes déplacent les foules. Le Chanteur de Mexico, Marco Polo, Le Prince de Madrid avec Luis Mariano, Pour Don Carlos, La Polka des Lampions et Monsieur Carnaval avec Georges Guétary. Méditerranée avec Tino Rossi, La Toison d’Or et Rose de Noël avec André Dassary, Annie du Far West avec Marcel Merkes, Valses de Vienne, L’Auberge du Cheval Blanc déclenchent les applaudissements. Toujours et encore.

Chaque soir, à 20h30, Félix Nuvolone monte au pupitre sous les projecteurs. L’entracte à 22h15 et le final à 23h45 et voilà le rêve qui s’achève. On recommencera demain. Les matinées du jeudi et du dimanche obtiennent tous les suffrages.

Enregistrement de l'intégrale de l'Auberge du Cheval Blanc avec Bourvil et Michel Dens

Enregistrement de l'intégrale de l'Auberge du Cheval Blanc avec Bourvil et Michel Dens

Des enregistrements ponctuent chaque création. Félix Nuvolone dirige les musiciens de Paris et lorsque Bourvil, quoique non à l’affiche, crée pour Pathé Marconi Léopold de l’Auberge du Cheval Blanc, la récompense réjouit la troupe : un 1er prix de l’Académie Charles-Cros. Le Piccolo de l’opérette pour le disque est Dominique Maurin mais sur la scène du Châtelet, son frère, le futur Patrick Dewaere a longtemps assuré le rôle.

Le chef d’orchestre avec d’autres, auditionnent régulièrement de nouvelles voix. Dario Moréno passe ainsi sur le plateau et l’on ne compte pas les candidats au succès qui se suivent ainsi.

Cela n’empêche pas le chef de se déplacer quelques fois pour monter au pupitre d’autres théâtres. Il dirige à Genève La Veuve Joyeuse avec Nicole Broissin et Jacques Jansen ou encore la Chauve Souris avec Renée Doria et Jean-Christophe Benoît.

En 1965, les équipes changent. Ainsi va le temps pour les artistes qui ont le tort de faire partie d’un décor ! Pour Félix Nuvolone, le déchirement des adieux passés, d’autres théâtres vont s’ouvrir : Lille, Rouen, Toulon, Montpellier et surtout Nice où il devient enseignant au Conservatoire de la ville et conseiller auprès des équipes de Paul Cochereau lequel vient d’inaugurer l’école à horaires aménagés dit « Lycée Musical » d’où sortiront par la suite tant de grands musiciens.

Le fringant chef d’orchestre qui eut une si longue carrière, ne compta que des amis. Sa dernière union lui a apporté deux enfants : Béatrice et Arnaud, 1er violon à l’Opéra de Paris, « la relève ».

Félix Nuvolone décède en 2002, le jour de son quarantième anniversaire de mariage. Ce jour là, il avait dit « Il faudra faire quelque chose de bien ». Sur le rebord de son fauteuil où il se reposait, on le voyait battre la mesure de ses doigts de pianiste. Il dirigeait les orchestres de son passé.

Anne-Marie NUVOLONE


Théatrographie



1941

Théâtre de la Gaîté-Lyrique

Si j’étais roi (Adam)
A Baugé, R. Majoufre, M. Franzini, G. Féraldy, M. Fauré.
D.m. : F. Nuvolone

Théâtre de la Gaîté-Lyrique

Le Barbier de Séville (Rossini)
A Baugé, R. Majoufre, M. Mario, G. Féraldy.
D.m. : F. Nuvolone

1942

Théâtre de la Gaîté-Lyrique

Antonin de Marseille (Goublier)
Fadeuilhe, Lefranc, L. Bardollet, I. Claire, H. Sandry.
D.m. : F. Nuvolone

1943

Théâtre e la Gaîté-Lyrique

Frasquita (Lehar)
J.J. Lecot, G. Régny, S. Sylmia, Parédes, L. Bardollet.
D.m. : F. Nuvolone

1948

Théâtre du Châtelet

L’Auberge du Cheval Blanc (Benatzki)
L. Barney, Y. Darrièes, G. Fontagnère, J. Lejeune, Carpentier.
D.m. : F. Nuvolone

1950

Théâtre du Châtelet

Annie du Far West (Berlin)
L. Fayol, M. Merkes, J. Montange.
D.m. : F. Nuvolone

Théâtre du Châtelet

Pour Don Carlos (Lopez)
G. Guétary, M. Lopez, F. Sardou, Pierjac.
D.m. : F. Nuvolone

1951

Théâtre du Châtelet

Le Chanteur de Mexico (Lopez)
L. Mariano, Lilo, Pierjac, J. Chambard, J. Claret.
D.m. : F. Nuvolone

1953

Théâtre du Châtelet

L’Auberge du Cheval Blanc (Benatzki)
L. Barney, C. Riedinger, B. Plantey, C. Harbell, F. Sardou.
D.m. : F. Nuvolone

1954

Théâtre du Châtelet

La Toison d’Or (Lopez)
A. Dassary, C. Riedinger, L. Lupi, Pierjac, J. Cadet.
D.m. : F. Nuvolone

1955

Théâtre du Châtelet

Méditerranée (Lopez)
T. Rossi, Agalé, D. Rika, Pierjac, F. Sardou.
D.m. : F. Nuvolone


1956

Théâtre du Châtelet

Concert Colonne : Lalo, Debussy, Grieg et Berlioz.
D.m. : F. Nuvolone

1957

Théâtre du Châtelet

Valses de Vienne (Strauss)
H. Gui, J. Ervil, G. Rey, C. Riedinger.
D.m. : F. Nuvolone

Théâtre du Châtelet

Maria Flora (Betti)
R. Hirigoyen, Lilo, F. Sardou, L. Lanson, L. Sonti, J. Vallin.
D.m. : F. Nuvolone

1958

Théâtre du Châtelet

Concert Collone : 5e, 6e, 3e et 8e symphonies de Beethoven
D.m. : F. Nuvolone

Théâtre du Châtelet

Valses de Vienne (Strauss)
H. Gui, H. Boulangeot, C. Riedinger, A. Baugé.
D.m. : F. Nuvolone

Théâtre du Châtelet

Rose de Noël (Lehar)
A. Dassary, N. Broissin, A. Chanaron, R. Bredy, D. Tirmont, H. Bedex.
D.m. : F. Nuvolone

1959

Théâtre du Châtelet

Le Secret de Marco Polo (Lopez)
L. Mariano, J. Ervil, Pierjac, R. Bredy, C. Daltys, R. Pizani.
D.m. : F. Nuvolone

1960

Théâtre du Châtelet

Concert Colonne : Egmont, 7e et 8e symphonie, Coriolan de Beethoven
D.m. : F. Nuvolone

Théâtre du Châtelet

L’Auberge du Cheval Blanc (Benatzki)
B. Lavalette, J. Ribot, M. Caron, M. Sylva, R. Bredy, S. Clin.
D.m. : F. Nuvolone

1961

Théâtre du Châtelet

La Polka des Lampions (Calvi)
G. Guétary, J. Richard, N. Broissin, A. Duparc.
D.m. : F. Nuvolone

Genève

La Chauve-Souris (Strauss)
R. Doria, M. Dumas, H. Chanaron, L. Ferly, R. Chambaz, J.C. Benoît.
D.m. : F. Nuvolone


1962

Genève

La Veuve Joyeuse (Lehar)
N. Broissin, J. Jansen, H. Bedex, A. Forli, M. Besançon.
D.m. : F. Nuvolone

1964

Théâtre du Châtelet

Eugène le Mystérieux (Damase)
M. Cadiou, J. Boyer, C. Marin, C. Marchand.
D.m. : F. Nuvolone

Théâtre du Châtelet

Méditerranée (Lopez)
R. Hirigoyen, E. Varon, G. Rispal, F. Sardou.
D.m. : F. Nuvolone

Théâtre du Châtelet

Valses de Vienne (Strauss)
H. Gui, J. Ervil, L. May, R. Bredy, P. Cambo.
D.m. : F. Nuvolone

1970

Toulon (Opéra)

La Fille du Tambour-Major (Offenbach)
M. Vidal, L. Clément, J.M. Joye, R. Delattre, J. Wills, G. Goda.
D.m. : F. Nuvolone

1973

Nice (Opéra)

Orchestre de Nice : Suppé, Lehar, Strauss, Chabrier, Offenbach.
D.m. : F. Nuvolone

Nice (Opéra)
Orchestre philharmonique de Nice : Concert Suppé, Strauss, Chabrier, Offenbach, Lehar, Hérold.
D.m. : F. Nuvolone

Discographie



BENATZKI
L’Auberge du Cheval Blanc
L. Barney, C. Riedinger, B. Plantey, H. Boulangeot, F. Sardou.
D.m. : F. Nuvolone

BENATZKI
L’Auberge du Cheval Blanc
Bourvil, A. Forli, M. Dens, J. Ervil.
D.m. : F. Nuvolone

BENATZKI
L’Auberge du Cheval Blanc
J. Ribot
D.m. : F. Nuvolone

CALVI
La Polka des Lampions
G. Guétary, J. Richard, N. Broissin, A. Duparc.
D.m. : F. Nuvolone

DAMASE
Eugène le Mystérieux
M. Cadiou, J. Boyer, C. Marchand, D. Tirmont.
D.m. : F. Nuvolone

LEHAR
Le Comte de Luxembourg
L. Berton, O. Lost, M. Dens, M. Roux.
D.m. : F. Nuvolone

LEHAR
Le Pays du Sourire
R. Hirigoyen
D.m. : F. Nuvolone

LEHAR
Rose de Noël
A Dassary, N. Broissin, H. Bedex, H. Chanaron, R. Brédy.
D.m. : F. Nuvolone

LOPEZ
La Toison d’Or
C. Riedinger
D.m. : F. Nuvolone

OFFENBACH
La Fille du Tambour Major
M. Dens, L. Chatel, R. Corraza, N. Sautereau.
D.m. : F. Nuvolone

STRAUSS
Valses de Vienne
H. Gui, J. Tavernier, N. Broissin.
D.m. : F. Nuvolone

STRAUSS
Valses de Vienne
G. Bacquier, J. Ervil, C. Riedinger, B. Alvi.
D.m. : F. Nuvolone


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Jacques Gana 12/12/2016 18:02

Ca y est, les version 1948 et 1953 du programme sont en ligne, vous pourrez comparer !
http://194.254.96.55/cm/?for=fic&cleoeuvre=22

Jacques Gana 09/12/2016 06:31

Moi, non plus, mais il reste des traces : pour la version 1932, voir l'album souvenir, et les enregistrements d'époque !
La réorchestration, c'est la plaie, qui a transformé les comédies musicales les plus dynamiques des années 20-30 en sirop pour chanteurs "à voix" dans les années 50. Et la France n'est pas la plus mal lotie : en Allemagne, les travaux de Franz Marszalek à la tête des enregistrements radio du Kölner Rundfunkorchesters (les seules intégrales que l'on trouve actuellement sur CD) donnent une image bien ternie du genre...

Jef 09/12/2016 08:21

Je profite de l'occasion pour vous féliciter de votre travail dans votre encyclopédie. A tout point, magnifique

Jacques Gana 08/12/2016 18:11

L'Auberge du Cheval Blanc au Châtelet avec Colette Riedinger, c'était en 1953-54 (c'est l'équipe qui a enregistré le double album encore dispo aujourd'hui). En 1948-49, le rôle était tenu par Yvonne Darries, puis M-A Judic.
Bientôt sur mon site les 2 versions du programme d'époque (1948 et 1953) !
Et par parenthèse, la version 1932, c'était autre chose, aussi bien dans la mise en scène que dans la musique (avec l'orchestration originale d'Eduard Künneke), avant que Paul Bonneau y rajoute une bonne dose de sirop...

Jef 09/12/2016 05:38

Cher Monsieur Gana, Hélas, trois fois hélas, trop jeune, je n'ai vu ni la version 1932 ni celle de 1948-1953.