Attention évènement, L’Opérette de Jacques Rouchouse traduit en Japonais

Publié le par Jef

Attention évènement, L’Opérette de Jacques Rouchouse traduit en Japonais

Le Japon n’est pas insensible à l’art lyrique et ce n’est pas seulement le pays des mangas et des nouvelles technologies. Même s’il présente au théâtre du Châtelet les premières représentations d’un opéra virtuel le 15 de ce mois, ce beau pays, qui avait été une source d’inspiration pour Gilbert et Sullivan dans leur hilarant Mikado, n’est pas insensible à l’opérette. Une édition japonaise a publié le Puf sur l’opérette qu’avait écrit Jacques Rouchouse en 1999. Pour l’occasion, le maître de l’opérette des ondes radiophoniques, à qui nous devons le nom de ce forum, l’a actualisé.

Jacques Rouchouse

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Jacques Rouchouse a pris goût dès son plus jeune âge à la grande musique et en particulier à l’art lyrique en écoutant à la Radio les émissions de Dominique Plessis, Henry Jacqueton, et Pierre Hiegel. Il assiste à son premier spectacle lyrique, le 7 février 1960 : l’opérette La Fille du tambour-major de Jacques Offenbach, à la Maison du Peuple de Pierre-Bénite (dans la banlieue lyonnaise) à l'occasion du gala annuel de la "Société Musicale L' Abeille", ce qui va marquer sa vie à jamais et le conduire à devenir « un des meilleurs spécialistes du genre ». Il découvre le monde de l’Opéra, en 1961, avec notamment Carmen de Georges Bizet, grâce aux représentations consacrées aux ‘‘scolaires” par Paul Camerlo, le directeur de l'Opéra de Lyon de l’époque. Jacques Rouchouse monte à Paris, le 13 mars 1973, fait la connaissance de l’homme de théâtre et producteur de Radio Roger Pillaudin, lequel l’engage à l’ORTF de l’époque (en tant qu’assistant de production), pour l’émission Dialogues de France-Culture - de mars 1973 à octobre 1984. En 1979, Rouchouse propose un projet d’émissions lyriques au directeur de France-Culture Yves Jaigu, lequel l'invite à produire de grandes séries radiophoniques, telle L’opérette c’est la fête (de 1981 à 1988). Jacques Rouchouse collabore à l’émission Le Grand Débat, d'octobre 1984 à juin 1989, de Jacques Julliard, lequel reconnaît en Rouchouse une véritable « vocation » de l'opérette, et travaille aussi pour d’autres producteurs : Claude-Jean Philippe, Serge Daney, Laure Adler, Lucien Attoun, Jean Couturier.

Attention évènement, L’Opérette de Jacques Rouchouse traduit en Japonais

Avec sa passion pour le détail et sa capacité de recréer le contexte, Jacques Rouchouse acquiert une érudition de premier plan, les Presses universitaires de France lui demandent de rédiger le nouveau « Que sais-je ? » sur l'opérette. Jacques Rouchouse a consacré une monographie à Hervé qui tient compte de ses œuvres et interprètes, mettant de l'avant le contexte théâtral à partir des journaux de l'époque. Cet ouvrage recevra deux prix, le grand prix de Littérature Musicale de l'Académie Charles Cros et le Prix d' automne de la Société des Gens de Lettres de France
Ses ouvrages sur l’opérette sont l’occasion d’une « chronique de la société française et surtout du milieu artistique parisien ». Au terme de ce travail, c’est tout le genre musical qui apparaît d’une ampleur insoupçonnée : « A plonger ainsi dans ce monde parallèle - ce demi-monde qui fascinait le grand - c'est presque une civilisation que l'on découvre. »
Membre de l'Académie de Vaucluse, il réside à Lauris, le village natal dans le Vaucluse du compositeur et hautboïste Joseph-François Garnier, dont il a écrit la biographie.



Ses ouvrages


1994 : Hervé, le père de l’opérette - 50 ans de Folies Parisiennes, préface de Jacques Martin. Editions Michel de Maule,
1999 : L’Opérette, Presses universitaires de France, coll. ‘‘Que sais-je ?” N° 1006
2003 : Le Mystère des Garnier, ou l'aventure extraordinaire de trois provençaux, hautboïstes à l'Opéra de Paris, à la fin du XVIIIème siècle, Editions du Luberon, Lauris [Biographie du compositeur Joseph-François Garnier, premier Professeur de hautbois au Conservatoire de Musique à Paris, en 1795]. Le Centre National du Livre (CNL) a attribué une bourse d'écriture à Jacques Rouchouse pour la réalisation de cet ouvrage.
2013 : オペレッタ. Traduction par Victoria Tomoko Okada de L’Opérette dans la coll. « Que sais-je ? » en japonais, édition augmentée. Tokyo : Hakusuisha Editor, 2013, 178 p.


Référence :
Dossier de presse, internet (merci wikipedia), documents personnels

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