André Martial (1927-2013)

Publié le par Jef

André Martial (1927-2013)

Un incontournable des chefs d’orchestre d’opérette vient de nous quitter le 21 octobre dernier. André Martial a été la cheville ouvrière des spectacles d’opérettes des 40 dernières années du XXe siècle.

Né en 1927 à Marseille, André Martial a suivi ses premiers cours au Conservatoire de sa ville natale pour les terminer à vingt ans au Maroc.

Au milieu des années 1950, il se spécialise dans le lyrique et arpente toutes les villes de France et de Belgique en dirigeant opéras, opéras comique et opérettes. Se spécialisant dans l’opérette, il est un des piliers du Sébastopol de Lille où il dirigera encore dans les années 1990. Il animera longtemps la saison d’opérettes sur l’Ile Maurice.

Ses premiers pas à Paris remontent à…mai 1968 où il dirige au théâtre de la Porte Saint-Martin un « festival d’opérette ». La Mascotte, Les Saltimbanques, Les Mousquetaires au Couvent, Les Cloches de Corneville et La Belle de Cadix, tout cela en un mois.

En 1970, il dirige Viva Napoli à Mogador avec Rudy Hirigoyen puis à partir de 1971, il est attaché au Châtelet avec Gipsy, Les Trois Mousquetaires, Valses de Vienne et Le Pays du Sourire.

Suivant André Huet à Mogador, il sera au pupitre des nombreuses reprises de la fin des années 1970 : Rêve de Valse, Valses de Vienne, La Belle de Cadix et Le Pays du Sourire.

Dans la capitale, on le reverra en 1980 dans Ta Bouche au Théâtre Antoine, en 1988 à l’Eldorado dans une reprise de l’Auberge du Cheval Blanc avec Dozier, Luc Barney et Jean-Paul Caffi et en 1995 dans La Belle de Cadix à Mogador avec José Todaro, Annie Gallois et Bernard Menez.

Chef d’orchestre très apprécié des chanteurs, il savait doser l’alchimie entre la fosse et le plateau. Défenseur de l’opérette et professionnel jusqu’au bout de sa baguette, il peste en tournée contre certains musiciens comme à Limoges où une pianiste ne voulait pas entendre ces recommandations, à Nancy où un violoniste laisse tomber ces billes pour se distraire ou contre un harpiste à Caen absent aux répétitions et qui jouent un demi ton trop haut le jour de la représentation.

Et pourtant, il dirigeait toujours avec le sourire et c’était bien le seul, une fois le rideau tombé qui rejouait, comme pour accompagner le public une dernière fois, le final de l’opérette. C’est toute une période qui s’échappe avec André Martial, toute une tradition de l’opérette qui se perd. Il restera de lui de bons souvenirs musicaux. Bye bye l’artiste

Pour l’écouter et le revoir

LOPEZ

Gipsy

J. Todaro,
Châtelet 1971

La Belle de Cadix

J. Todaro, A. Gallois, B. Menez
Mogador 1995

Sources
Collection particulière, programmes
ANAO, journal de l’Opérette n°91
http://www.medecine-des-arts.com/Psychopathologie-du-quotidien-du.html

Dossier réalisé par Jef
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Dans la fosse d'orchestre de Mogador au temps de Valses de Vienne

Dans la fosse d'orchestre de Mogador au temps de Valses de Vienne

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