Andalousie de retour à Marseille...entretien avec Jacques Gervais

Publié le par Jef

Andalousie de retour à Marseille...entretien avec Jacques Gervais

Un des événements de la saison : le retour d’Andalousie à Marseille, avec un des ténors français les plus en vogue: Florian Laconi. Jack Gervais et Bruno Conti ont réuni autour d’eux Laure Crémière, Kathias Blas, Carlone Géa, Jean-Marie Depas et Jean-Philippe Corre. En pleine répétition, nous avons retrouver le metteur en scène de cette nouvelle production.

Bonjour Jack Gervais, vous mettez en scène le week end prochain Andalousie de Francis Lopez à l’Odéon de Marseille. Avez-vous déjà mis en scène cette opérette ?

C’est la première fois que je monte cet ouvrage.

Pourquoi monter cet ouvrage ?

Pour le coté espagnole. Je suis du midi, de Montpellier. Je suis un passionné de corrida et d’Espagne. J’aime ce coté ensoleillé. En plus, je dois reconnaître que nous avons une distribution formidable, hyper sympa avec en tête Florian Laconi. C’est un plaisir de faire travailler des distributions de solistes qui se donnent à fond. Le texte est un peu faible mais nous avons remanier un peu la pièce. Avec des coupures, on arrive à donner un peu de vivacité à cet ouvrage.

Au point de vue musical, est-ce différent ?

Bien sur, c’est même toujours d’actualité car c’est ce que le public réclame. En plus, on affiche complet pour ces représentations. L’opérette, c’est de la distraction. On entend des beaux airs dans de beaux décors, de beaux costumes. Ce style d’ouvrage a été fait pour distraire le public. Actuellement, le public a envie d’entendre ce genre d’œuvre et rêver un peu.

Andalousie est-elle une nouvelle production ?

C’est une nouvelle production pour les décors, pas pour les costumes. Les costumes viennent de la Maison Grout. A l’heure actuelle, on ne pourrait pas financer une production aussi importante que celle d’Andalousie.

A quoi va ressembler votre mise en scène ?

Ma mise en scène va être assez classique. Autant dans Offenbach, on peut faire des tas de choses et s’amuser beaucoup. Autant dans ce genre d’ouvrages, on est obligé de suivre un fil conducteur. L’importance des tableaux, des costumes oblige de faire avec ce que le livret nous indique. J’apporta ma touche personnelle qui est basée sur le monde la corrida avec les toreros, les matadors...

Pas de taureaux sur scène ?

Si, il y en aura plusieurs (rire). Non pas de taureaux sur scène.

Cette opérette a été créée par Luis Mariano. Le ténor est-il toujours aussi important ?

Absolument. Il est incontournable. Il chante pratiquement tout et le rôle demande un excellent ténor. Avec Florian Laconi, nous avons ce qu’il faut pour répondre aux demandes du public. C’est très difficile à chanter car Juanito est présent pendant deux longs actes et la partition est assez longue. Florian assure totalement dans ce rôle.

La distribution est assez jeune avec Laure Crémière, Caroline Géa, Jean Marie Delpas. Cela renouvelle-t’il l’image de l’opérette ?

C’est indispensable si on veut changer l’image de l’opérette. Il faut redonner un coup de jeune dans les solistes. Dans Andalousie, les chanteurs ont l’âge des rôles. Ce qu’il y a de bien dans l’opérette, c’est qu’il y a souvent des rôles pour tous les âges. Entre les jeunes premiers, les douairières, les comiques, les fantaisistes, il y en a pour tout le monde. Il faut surtout que les jeunes premiers aient l’âge des rôles. Il faut qu’ils soient dynamiques, toniques, modernes pour apporter quelques choses de nouveaux.

Les répétitions ont commencé. L’ambiance est-elle bonne ?

Elle est excellente. Aujourd’hui, il y a eu la première lecture d’orchestre avec Bruno Conti. Tout se passe bien. Nous sommes une belle équipe. Jean-Jacques Chazalet, le directeur du théâtre, réunit toujours des gens qui s’aiment bien. Avec cela, on ne peut faire que du bon travail.

Vous avez beaucoup fait de mises en scène à l’Odéon. Est-ce un théâtre auquel vous tenez particulièrement ?

C’est un théâtre où on a plaisir à aller. On peut parler avec le directeur, donner ses idées même si on n’est pas toujours d’accord quelquefois. On peut donner son avis sur les distributions. Tout est très sympathique et ce qui est intéressant pour un metteur en scène, c’est qu’à l’Odéon, on peut toucher à tous les styles et en pas faire toujours la même chose. Aujourd’hui, c’est de Lopez, la dernière fois, Offenbach. La fois d’avant, un viennois.

Après Andalousie, quelle est votre actualité ?

Je mets en scène La Périchole au théâtre de Castres et Carmen au festival des nuits lyriques de Sanxay.

Merci beaucoup Jack Gervais pour cet entretien et bon week end andalous.

Distribution

Direction musicale : Bruno Conti
Mise en scène : Jack Gervais
Chorégraphie : Ballet Andalucia

Juanito: Florian Laconi
Dolores: Laure Crumière
Fanny Miller: Kathias Blas
Pépé: Jean-Philippe Corre
Pilar: Caroline Géa
Valiente: Jean-Marie Delpas
Baedeker: Antoine Bonelli
Greta: Nadine Drouelle
Dona Victoria: Simone Burles
Caracho: Damien Surian
Le Séréno: Patrice Blanc

19 et 20 mars


Sources
Site du festival d’Aix-les-Bains
Site de l’ANAO


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